La plupart du temps je travaille, comme beaucoup de graphistes derrière un écran.
J’ai passé la porte du Musée de l'Imprimerie de Nantes il y a 3 ans : j’ai découvert un lieu extraordinaire chargé d’histoire,
de trésors, de vieux bois lustrés par le temps, du plomb, du cuivre, des machines improbables et toutes en état de fonctionnement.
Plan de casse en main, je me suis formée aux bases de la composition typographique. Tous les termes comme “bas de casse”, “espace”, “cicéro”, “lingots”, “fer à droite” ont retrouvé tout leur sens !

Depuis ce jour, entre deux missions, je viens régulièrement me ressourcer et faire des projets personnels ou professionnels au Musée. C’est ma bulle “créative”. 
Là-bas le rythme est différent, tout demande du temps, de la patience et de la persévérance.

Je détourne les caractères bois ou plomb et surtout ceux qui représentent des motifs graphiques qu’on appelle des vignettes pour créer des cartes ou des affiches. Ensuite je les imprime sur la presse Typo (ou Letterpress). 
L’impression typo permet d’avoir un léger foulage du papier et l’encre est comme vivante sur le support.


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